SPHÈRE CAGE : GARANTIR L'EFFICACITÉ DES MOYENS DE CONFINEMENT DYNAMIQUE DANS LES ZONES A RISQUES

Mis à jour : 13 juin 2018


Exemple d’application : Garantir l’habitabilité du bâtiment réacteur durant les arrêts de tranche pour maintenance des Centrales Nucléaire de Production d’Electricité (CNPE).



Des événements dispersion de la contamination atmosphérique ont eu lieu dans les bâtiments des réacteurs dans des opérations de maintenance pendant les arrêts de tranche pour maintenance en France et dans le monde. Ces événements qui peuvent avoir un impact sur la santé des travailleurs, sont traités par l'évacuation du bâtiment réacteur jusqu'à ce que les conditions radiologiques soient revenues à la normale. Ces évacuations ont un impact direct sur la planification et l'organisation des ressources. Le terme source radioactif de contamination de l'air est généralement associé à la perte d'un confinement dynamique d'un site. Les activités peuvent être les tests par courants de Foucault sur les générateurs de vapeur, la maintenance d'un clapet ou d’un robinet de grande section, la coupe de la portion d'une tuyauterie ou d'une opération de nettoyage à haute pression d'une capacité fortement contaminée.

L'analyse de l'origine des principaux événements rencontrés sur le parc de 58 réacteurs français montre que 90 % d'entre eux sont liés à un défaut d'exploitation de dispositifs de confinement dynamique dans les chantiers. Ces défauts sont des pannes franches des déprimogènes par des anomalies d’alimentation électrique ou de défaillance des médias filtrants. Si la construction des nouveaux déprimogènes "évolués" a répondu à ces défauts. Il était encore une source de défaut contre lequel ces changements n'ont eu aucun effet : l'obstruction des bouches d’aspiration des déprimogènes. L'obstruction de la gaine d'aspiration peut provoquer un rétrécissement et écrasement de celle-ci et également causer la déchirure du SAS de confinement.

L'observation sur le terrain a mis en évidence des situations dangereuses : le risque de dispersion de la contamination est la première. Le risque d'incendie dû à une surchauffe du déprimogène est la deuxième et le risque de sécurité pour les travailleurs en tenue ventilée hermétique qui a également été identifié en troisième.

Pour réduire l'occurrence de ces événements, j’ai développé un moyen de sécuriser les déprimogènes utilisés en centrale nucléaire : La sphère cage. Après une étude et modélisation des phénomènes aérauliques (sphère virtuelle d‘iso-vitesse à la bouche d’aspiration) validée par un bureau d'étude d’aéraulique industrielle (DELTA-NEU): La sphère cage est née. Elle permet de figer dans l’espace le critère distance /vitesse requise et ainsi d’empêcher tout phénomène d’accélération/rapprochement qui aboutit à l’obstruction de la bouche d’aspiration. Elle a pu être adaptée en fonction des modèles de conduits d'aspiration (rigides ou souples) de différents diamètres et différents débits. De par sa conception, elle ne nécessite aucune source d'énergie et est d’une installation très rapide et instinctive pour les logisticiens. Il s'agit d'une réponse pragmatique, simple et efficace à ces événements.

La mise en œuvre de ce système renforce encore le confinement dynamique. Il a été utilisé sur les chantiers à forts enjeux et risques et a permis d'éradiquer ces situations. Les travailleurs sont également plus sereins dans leurs interventions.

Par sa généralisation, les gains attendus sont la sécurité et la santé des travailleurs, la durée des arrêts de tranches et des ressources.

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